Jérôme, Technicien de maintenance chez Lilly « Les enjeux sont importants, on a pas le droit à l’erreur »

A 26 ans, Jérôme Weber travaille chez Lilly depuis quatre ans. Un poste fonction qui correspond à ce bricoleur et réparateur né, passionné de mécanique.

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En quoi consiste exactement votre métier ?

J’interviens sur les machines de la chaîne de production, celles qui produisent des cartouches d’insuline. Une fonction qui va de l’entretien, à la révision, en passant par la réparation. Mon rôle : faire en sorte de les optimiser et de les fiabiliser à long terme.

 

Quelles sont les compétences humaines et techniques requises pour l’exercer ?

Techniquement c’est un métier qui requiert des connaissances générales en électricité, mécanique, automatisme, hydraulique, pneumatique et électronique, afin d’avoir une approche globale de la machine et de pouvoir rapidement poser un diagnostic sur les pannes et les déjouer.
Humainement, comme c’est avant tout un travail d’équipe, il faut avoir le sens du relationnel. C’est important d’écouter toutes les parties et d’en tenir compte. Notamment les ouvriers qui travaillent sur les machines et les connaissent mieux que nous, mais également les superviseurs de maintenance et les ingénieurs, mes supérieurs qui, in fine, prendront la décision.

 

Comment êtes-vous arrivé dans ce domaine ? Et quelle formation avez-vous suivi ?

« Personnellement j’ai toujours bien aimé bricoler et réparer les choses moi-même. »

Surtout dans tout ce qui est électricité domestique et générale et mécanique automobile. Je suis plutôt quelqu’un de curieux de nature et quand il y a une panne, je cherche systématiquement à en connaître les causes. Naturellement, je me suis dirigé vers un bac STI électrotechnique, puis un BTS maintenance industrielle pendant deux ans, suivi d’une licence professionnelle Contrôle Industriel et Maintenance des Installations (CIMI) pendant un an.

 

Pourquoi avoir choisi le monde pharmaceutique ?

Après deux premières expériences dans le bois et la métallurgie, j’avais envie de connaître l’univers pharmaceutique.

« Un domaine stérile plus contraignant et plus stricte, où on n’a pas le droit à l’erreur, mais bien plus responsabilisant. »

Cela exige d’être réfléchi, soucieux du détail et respectueux des règles imposées, afin de ne pas mettre en péril un remplissage de lots. Car les les enjeux financiers sont souvent plus grands et les machines très onéreuses. De plus, le rythme de travail, à savoir six jours de 8 heures et quatre de repos, est un cycle qui me convenait et me convient toujours autant. Tous les deux jours les horaires changent : 6h/14h, 14h/22h et 22h/6h.

 

Dans cet univers en perpétuel développement quels sont, selon vous, les nouveaux postes de demain prometteurs qui vont permettre d’évoluer dans sa carrière ?

De technicien de maintenance, on peut devenir superviseur et avoir une équipe sous sa responsabilité ; Choisir un poste de chargé qui est plus un expert en technologie ; ou reprendre deux années d’études et passer ingénieur process. Les évolutions dépendent surtout des envies et des compétences de chacun.

 

 

Est-ce une fonction qui vous amène à vous déplacer en France ou à l’étranger ?

Exceptés certains petits déplacements pour se former sur des machines en particulier, ce n’est pas un poste qui fait voyager.

« A tous les jeunes qui souhaiteraient voir du pays, je leur conseillerai de choisir le métier de technicien de maintenance itinérant. »

Il est en général rattaché à une entreprise qui fabrique les machines, les installe et dépanne le cas échéant. Ce sont en général des postes mieux payés, mais on est toujours par monts et par vaux.

 

En début de carrière combien gagne-t-on en moyenne? Et le salaire est-il exponentiel ?

Les fourchettes de salaires dépendent des sociétés et du secteur choisi. Par mois, il faut compter 1 500 à 1 700 € brut en début de carrière et espérer une augmentation annuelle entre 3 et 6%. En y ajoutant les primes d’intéressement et de participation, qui représentent environ un mois de salaire et le treizième mois.

 

Comment concilier au mieux vie professionnelle et vie privée ?

Cela ne me pose aucun problème. Ce cycle de six jours travaillés et de quatre jours de repos me permet de profiter pleinement de ma petite fille âgée de deux mois et de mener une vie de famille tout à fait équilibrée.

 

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