Anouar vous explique son métier de technicien protection cathodique chez GRTgaz, encore méconnu !

Anouar est technicien protection cathodique chez GRTgaz, leader européen du transport du gaz, découvrez ci-dessous son parcours et son métier au quotidien.

technicien protection cathodiquePouvez-vous expliquer aux jeunes en quoi consiste votre métier de technicien protection cathodique ?

Le technicien protection cathodique réalise des mesures sur les dispositifs de protection cathodique, c’est à dire la matière destinée à protéger le métal pour éviter qu’il s’abîme. Si la protection cathodique n’est pas efficace, je mets un plan d’action en place. Il faut savoir que la protection cathodique est là pour ralentir la cinétique de corrosion. La corrosion fait référence à la dégradation d’un matériau. J’interviens donc pour contrôler si cette protection est toujours efficace et que le métal des canalisations par exemple, n’est pas endommagé.

Sur quel site de GRTgaz travaillez-vous ?

Actuellement, nous sommes sur le territoire Val de Seine, qui regroupe l’Ile de France et une partie de la Picardie, l’Oise et toute la Normandie.

Avez-vous des déplacements ?technicien protection cathodique

Oui, les techniciens protection cathodique sont amenés à se déplacer, en général à la journée mais parfois certains agents restent dormir sur place pour limiter les déplacements et éviter de faire l’aller-retour au domicile.

Travaillez-vous seul ou en équipe ?

Nous travaillons en équipe mais les déplacements se font souvent seuls. Les techniciens se préparent avant toute intervention qui est validée au préalable par un manager.

Avez-vous une journée type ?

Le technicien cathodique commence à 8h et termine sa journée à 17h. En arrivant au bureau, il consulte sa messagerie, les alarmes de la télémesure, il prépare ensuite son intervention en sélectionnant les points sur lesquels il va intervenir pour faire son expertise protection cathodique. Il se déplace sur les points de mesure, et une fois sur le terrain, il effectue les mesures protection cathodique, mesure l’intensité, la tension, analyse le terrain. Il note ensuite, sur le terrain ou au bureau, toutes ces informations dans un logiciel de traitement de données (PROTECA). A partir de ces campagnes de mesure, il va pouvoir analyser si la protection cathodique est efficace ou non. Il fait le dépouillement de toutes ces mesures et fait une analyse de ce qu’il a fait sur le terrain. Son intervention ne se fait pas finalement en une seule journée mais sur plusieurs journées. Une fois que sa campagne de mesure est terminée, il commence un rapport d’analyse (dépouiller les enregistrements, analyses, valider les mesures). S’il y a des défaillances, il va créer des actions pour obtenir une situation plus satisfaisante par rapport à la protection cathodique.

anouar touzi grtgaz

Quel a été votre parcours pour arriver au métier de technicien protection cathodique ?

J’ai fait une école d’ingénieur (UTC), j’avais fait mon projet de fin d’études au Pôle National d’Expertise (PNE) à Compiègne en tant qu’ingénieur protection cathodique. Cela a duré 6 mois, c’était un projet que je devais valider pour avoir mon diplôme. GRTgaz m’a ensuite embauché en tant qu’ingénieur protection cathodique, je suis resté cinq ans et demi à Compiègne, j’avais beaucoup de missions dans le sud de la France, j’ai eu beaucoup de déplacements aussi sur Lyon, Marseille etc… J’ai eu l’opportunité ensuite d’obtenir un poste de manager de proximité, à savoir  responsable des équipes PC et Intégrité sur le territoire Val de Seine, c’était il y a cinq ans. Aujourd’hui, j’occupe un nouveau poste, cadre technique dans la protection cathodique et j’ai également des missions de management au niveau du département.

Généralement pour exercer le métier de technicien PC, on préfère avoir comme profils des BTS ou des DUT électrotechniques/mesures électriques. S’il y a des ingénieurs qui veulent travailler dans ce domaine-là, ils doivent se renseigner auprès du Pôle d’Expertise de Compiègne qui recherche des profils ayant effectué un cursus d’ingénieur en génie mécanique, électrotechnique, électrochimique…

A quel moment avez-vous su que vous vouliez travailler dans ce domaine ?

A la fin de mon cursus scolaire, j’ai cherché un stage pour valider mes études d’ingénieur. J’ai vu une annonce sur la protection cathodique, j’avais quelques notions et j’ai postulé. J’ai été pris et c’est de cette façon que j’ai appris le métier sur le tas, j’ai été embauché à la fin de mon stage.

Quelles qualités faut-il pour exercer votre métier de technicien protection cathodique ?

Il faut être curieux, autonome, avoir un profil technique, avoir une bonne capacité d’analyse et de rédaction. Aujourd’hui, les techniciens que nous recrutons ont une période d’un an minimum  pour apprendre le métier, mais il va vite être amené à travailler seul, il doit donc savoir gérer ce qu’il a à faire, aller sur le terrain pour faire son expertise protection cathodique. Il doit avoir un contact facile notamment avec ses collègues de travail parce qu’il va être amené à travailler avec d’autres entités, on s’approche des exploitants, des industriels, de GrDF, etc…

technicien protection cathodiquePourquoi aimez-vous votre métier de technicien protection cathodique ?

J’apprécie d’être autonome et dès votre arrivée, on vous responsabilise. On nous donne des tâches à faire et à nous de les mener à bien. Par contre, il peut y avoir un effet pervers d’être libre, on aura tendance à être seul, il ne faut pas tomber dans ce piège, être plutôt proche de ses collègues, rendre compte à sa hiérarchie, tout en gardant cette souplesse.

Si vous aviez une chose à changer dans le métier, ce serait quoi ?

Je m’aperçois que le métier évolue très rapidement, il y a les nouvelles technologies qui arrivent. Pour les jeunes qui sortent de l’école, ils vont vite s’adapter parce qu’ils baignent dans l’ère numérique alors que les anciens qui sont dans la protection cathodique depuis 15-20 ans ont un peu de mal à suivre ces nouveautés mais ils ont une bonne connaissance du réseau, du métier et des pratiques, il faut que chacun s’adapte à l’autre pour être complémentaire.

Auriez-vous une anecdote à raconter aux jeunes ?

J’ai fait une intervention intéressante sur le terminal méthanier de Fos-sur-Mer pour expertiser la protection cathodique des installations enterrées. Il y avait à proximité un grand bateau de GNL qui venait livre sa cargaison de gaz liquéfié et le commandant m’a proposé de rentrer dans le bateau et de le visiter pour voir les protections cathodiques, c’était très impressionnant.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut faire votre métier ? Une fille peut-elle exercer votre métier ?

Il faut être curieux, avoir la soif d’apprendre. Ce métier peut plaire aux garçons et aux filles à condition qu’ils s’investissent.

Vous avez des questions à poser à Anouar, technicien protection cathodique chez GRTgaz ? RDV sur son profil JobIRL et écrivez-lui.

inscription

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *