Interview secrétaire médicale : Aminata vous parle de son métier

Aminata, secrétaire médicale vous parle de sa formation et de son métier. Découvrez ci-dessous notre interview sur le métier de secrétaire médicale :

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  • Pouvez-vous expliquer aux jeunes en quoi consiste le métier de secrétaire médicale ? 

Je travaille depuis deux ans comme secrétaire médicale à l’Hôpital Cochin, Hôpital de l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP) situé à Paris dans le 14ème. Je travaille en chirurgie thoracique et je suis en charge de quatre médecins à savoir trois chefs de clinique, futurs diplômés en doctorat t un médecin praticien hospitalier qui est titulaire. Je gère au quotidien leur secrétariat, prépare les consultations, le planning de bloc opératoire, planifie à l’aide d’une fiche l’opération pour le bloc et je transmets l’information à mes collègues, secrétaires médicale et aides-soignants.

Les internes font les comptes rendus hospitaliers qu’ils nous transmettent et étant donné que je travaille dans  un service qui a une grosse activité, plusieurs dossiers sont montés par jour et ça peut s’accumuler au fil du temps. Il faut par conséquent être rapide à la frappe pour ne pas cumuler trop de retard et pour pouvoir faire la prise en charge des dossiers.

Nous sommes cinq secrétaires médicales dans mon service qui travaillent avec cinq médecins titulaires et trois médecins chefs assistants, chefs cliniques, c’est-à-dire des médecins qui ont passé leur diplôme pour devenir praticiens.

Auparavant, j’ai travaillé comme secrétaire médicale à l’Institut Gustave Roussy, premier centre régional de lutte contre le cancer situé à Villejuif dans le Val-de-Marne. J’étais aussi détachée à l’Hôpital Necker – Enfants malades et l’hôpital universitaire pédiatrique Robert Debré. J’ai assisté à des réunions de comité pluridisciplinaire, pour des jeunes malades qui avaient le cancer, nous discutions de leur dossier, pour savoir s’il fallait faire des opérations chirurgicales sur les cerveaux, ou s’ils devaient faire de la chimiothérapie.

  •  Quel a été votre parcours pour exercer le métier de secrétaire médicale ?

J’ai obtenu mon bac SMS, Sciences et Techniques Médico-Sociales en 2001. J’ai toujours su que je voulais travailler dans le paramédical, et à la base je voulais devenir infirmière, mais il fallait passer les concours, et je savais qu’il y avait très peu de places : 1000 places pour 10 000 inscrits ! je n’ai pas été prise et en attendant de repasser le concours, j’ai fait plusieurs cdd (contrat à durée déterminée) en tant que secrétaire médicale, j’ai suivi ensuite des formations en tant que préparatrice en pharmacie puis assistante dentaire mais je voulais toujours être infirmière.

Une fois mon concours obtenu, je suis rentrée en école d’infirmière, à l’IFSI, Institut de formation en soins infirmiers de l’Hôpital Paul Brousse AP-HP, situé à Villejuif. C’est une bonne école, j’ai gardé d’ailleurs de bons contacts avec la directrice. Pendant ma formation, j’’ai alterné 1 mois de stage/ 1 mois de cours et j’avais des examens tous les deux mois. La première année c’est surtout du par cœur, nous avions beaucoup de cours théoriques portant sur l’anatomie, les calculs de dos, les sciences humaines, la géologie, les pathologies, les médicaments, mais aussi des cours d’anthropologie.

  •  Faut-il une qualité ou un talent particulier pour exercer le métier de secrétaire médicale ?

Avoir le sens du contact avec les patients, être à l’écoute, avoir de l’empathie.

  •  Qu’est-ce qui fait que vous aimez votre métier ?

J’aime beaucoup aller à la rencontre des personnes, découvrir leur vie et leur environnement, je rencontre des gens très différents chaque jour, et comme j’ai fait plusieurs services, j’en ai vu des personnes ! je ne m’ennuie pas.

  •  Une anecdote à nous raconter ?

On pense souvent que les patients en cancérologie qui ont donc des pathologies très lourdes, sont en fin de vie, n’ont plus envie de vivre alors que ce n’est pas du tout le cas, quand je les vois, que je leur parle et que j’arrive avec la fraîcheur de la jeunesse, que je leur parle de tout et de rien, ça leur change les idées, j’essaie de leur redonner le sourire.

Je me souviens que quand j’étais étudiante infirmière avec mes patients, au Centre Hepato-Biliaire à Paul Brousse, j’arrivais toujours à rire de tout et de rien avec eux, j’en garde de bons souvenirs

  •  Travaillez-vous beaucoup ?

Les horaires, c’est le rêve ! 9h-17h le lundi et mardi, le mercredi 9h-16h, le jeudi 9h-16h30 et vendredi 9h-16h. J’ai le temps de faire du sport après le travail, je peux m’investir dans d’autres choses, j’ai donc une vie sociale et familiale, on peut tout conjuguer !

  •  Un conseil que vous aimeriez donner à un jeune qui veut faire ce métier ?

Je vous conseille de travailler et d’obtenir de bonnes notes à l’école, de passer votre bac, et ensuite de vous intéresser à différents métiers du paramédical, ne vous cantonnez pas à un seul métier, ne vous mettez pas de barrière. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez et vous pourrez aussi évoluer, si des opportunités s’offrent à vous. Le bac, qu’il soit littéraire ou scientifique n’est pas un frein, l’âge non plus.

Tout dépend de votre volonté, les capacités à vous investir.