Interview : Anne Robert-Bonnay est Responsable du Secteur Esthétique & Développement de l’apprentissage à l’IFPM

apprentissage à l'ifpm

L’apprentissage à l’IFPM

L’apprenti est un profil idéal pour les entreprises parce qu’il y a un besoin et une envie de la part des artisans de transmettre leur métier. Ensuite, leur but est de former la personne qu’elles vont pouvoir embaucher et cela crée une dynamique particulière de travailler avec de jeunes gens. C’est toujours un plus pour l’entreprise. Les entreprises sont aussi aidées par l’État.

Quel est le rythme de l’apprenti ?

Il est très soutenu. L’apprentissage concerne les jeunes gens qui sont en bonne santé et courageux. En général, c’est 1 semaine en cours / 1 semaine en entreprise pour le BTS alors que le CAP, c’est 2 jours à l’école, 3 jours en entreprise (ils sont en cours sur 1 an ou sur 2 ans). Les jeunes n’ont pas de vacances la 1ère année. Ils signent un vrai contrat de travail entre un jeune et une entreprise qui offre les mêmes avantages et inconvénients. Les jeunes doivent connaître l’importance de leur signature et de leur engagement.

Pour leur donner envie de faire une alternance, quels sont les avantages ?

La formation gratuite dans le monde professionnel est rapide. Les jeunes reçoivent immédiatement un salaire. Personne mieux que l’entreprise ne peut former les jeunes sur ces métiers-là. A l’ IFPM, les jeunes apprennent la pratique, les mathématiques, le français, l’histoire-géographie, la comptabilité, la gestion, le management, la biologie, la cosmétologie. Et l’apprentissage par exemple de l’accueil d’un client se fait bien sûr en entreprise.

Comment les tuteurs s’investissent auprès des apprentis ?    

Il y a des tuteurs plus ou moins investis, certains nous appellent régulièrement, ils sont très au fait des notes obtenues par leurs jeunes, ils les encouragent. Parfois, il y a des entreprises qui recrutent des jeunes et qui les mettent en clientèle tout de suite, ils apprennent ainsi sur le tas.

L’insertion professionnelle est-elle plus rapide ?

Dans les classes, il y a 95 % de réussite à l’IFPM. Les entreprises sont en attente de recrutement, elles m’envoient des demandes et des appels au secours toute l’année. Il y a une vraie difficulté à trouver la perle rare, et il faut que les jeunes soient motivés, qu’ils aient envie de travailler.

Avec les métiers qui réapparaissent tels que celui de barbier, y-a-t-il plus de garçons dans vos formations ?

Nous avons 10 à 15% de garçons dans le secteur de la coiffure. En esthétique sur 300 jeunes, il y 1 garçon.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui veut rentrer à l’IFPM  et qui veut s’orienter vers l’un de vos métiers ?

Si un jeune a envie d’en savoir plus, il peut se rendre sur le site de l’IFPM et venir aux journées portes ouvertes au cours desquelles, nous lui faisons visiter des salons d’application. Nous accueillons tous les jeunes en stage 2, 3 voire 4 jours pour les intégrer dans une classe pour qu’ils se rendent compte de la difficulté de l’apprentissage et de l’alternance. Nous donnons rendez-vous aux jeunes intéressés, ils passent un test de positionnement. Nous leur expliquons comment se présenter en entreprise, dans quel type d’entreprise se rendre, quelles sont les obligations du contrat d’apprentissage, quelle est la valeur de l’engagement et de la signature, etc…

L’ IFPM a un vivier d’entreprises qui recrutent, et propose un suivi des jeunes avec une cellule d’écoute avec des psychologues, avec un centre de ressources qui prend chaque jeune en difficulté, et lui donne des cours particuliers, avec des méthodes d’apprentissage un peu spécifiques comme les cartes mentales.

Échangez avec les pros de l’IFPM pour en savoir plus sur leurs formations.

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