Explore l’industrie énergétique avec Maïlis, ingénieure commerciale chez ENGIE

Maïlis fait partie de la communauté #LesIntrépides, ces femmes qui évoluent dans des secteurs qui manquent des talents féminins !

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Pouvez-vous expliquer aux filles en quoi consiste votre métier ?

Mon métier consiste à détecter des clients, soit j’en ai certains en portefeuille, soit je vais les chercher et détecter leurs besoins. Je leur vends du service bâtiment et du chauffage ou du froid et je trouve des solutions à leur problème. Il peut y avoir par exemple une commune qui me dit qu’elle a besoin de chauffage, parce que son système ne fonctionne pas bien. Je rencontre mes clients pour voir si ma proposition correspond bien à leurs besoins et ensuite je contractualise. Je présente l’ensemble du projet en interne, il y a donc d’autres personnes impliquées puis qui prennent le relais, c’est un travail d’équipe.

 

Avez-vous une journée type ?

Non, pas vraiment, tout dépend des projets du moment. Je peux aller à un rendez-vous le matin chez un client que j’aurai pris quelques mois avant. Cela me prend une demi- matinée puis je mets par écrit ce qui s’est passé et je prends d’autres rendez-vous. Je peux avoir à midi des repas d’affaires. L’après-midi, je me dédie à l’étude des projets soit lors de réunions en interne soit j’étudie les dossiers en profondeur pour présenter les solutions aux clients. Je commence le matin avant 8h et je termine le soir vers 18h30.

 

Quel a été votre parcours ? Avez-vous rencontré des difficultés pour vous imposer en tant que fille dans ce secteur ?

« J’ai fait un bac S puis j’ai fait une prépa physique-chimie. J’ai intégré une école d’ingénieur ensuite à Nantes qui m’a permis d’effectuer plusieurs stages en entreprise en France et à l’étranger … »

… et qui m’ont permis de me faire une première idée du monde professionnel et de ce que j’avais envie, ou pas, de faire plus tard.

 

Y-avait-il beaucoup de filles à l’époque dans votre promo ?

Oui, il y avait à peu près 30% de filles. Normalement le taux est moins élevé en France mais nous avions des options comme technologies de la communication, énergie et environnement qui attirent pas mal les filles.

En terminant mes études, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire. J’ai intégré ENGIE sur un autre poste qui comprenait beaucoup de conception, de calculs et de projets. J’ai eu envie d’une dimension plus terrain, d’aller à la rencontre des clients et j’ai donc changé de poste, je suis ingénieure commerciale depuis 6 mois.

 

Quel métier vouliez- vous exercer au départ ?

« Le côté ingénieur énergétique m’attirait, j’aime trouver une solution à un problème, le challenge. On se sent utile dans le quotidien. »

A ma soutenance de stage, j’ai échangé avec un ancien élève qui passait sa soutenance de stage de fin d’études en même temps que moi. Il m’a dit qu’il avait été approché par les équipes d’ENGIE à Lyon. Il savait que je cherchais un job similaire au sien, et que je voulais rester sur Lyon. En fait, je me suis rendue compte que c’est important d’être à l’écoute des opportunités pour trouver un job. Il faut donc essayer, oser !

 

Quelles qualités faut-il pour exercer votre métier d’ingénieure commerciale ?

Etre dynamique et proactif. Il faut s’approprier rapidement le job et savoir être à l’écoute parce qu’on travaille autant avec des clients qui ont des besoins qu’avec des gens en interne qui ont des problématiques relatives à des projets qu’on construit ensemble.

 

Quand vous rencontrez des clients, comment se passent vos échanges ? Y-a-t-il des réticences parce que vous êtes une femme ?

Non, c’est rare. C’est peut-être plus le fait que je sois jeune qui peut bloquer. Ils attendent simplement que la personne soit professionnelle et ait de l’expérience pour répondre à leurs besoins.

Pourquoi aimez-vous votre métier d’ingénieure commerciale ?

Chaque journée est différente, il n’y donc pas de routine. Je crée le quotidien au fur et à mesure et il est à chaque fois différent, je rencontre de nouvelles personnes, des problématiques différentes. Je ne m’ennuie jamais et j’apprends tout le temps. L’ambiance de travail aussi est importante.

« Ce métier me plaît énormément parce que je peux le construire, j’ai beaucoup d’autonomie et de liberté d’action, quand on est jeune, c’est motivant ! »

 

Auriez-vous une anecdote à raconter aux filles ?

C’est une anecdote qui correspond à ces moments dans le travail qui nous boostent et nous font réaliser qu’on a bien fait de faire son chemin.

Une commune avait des bâtiments à rénover donc on leur a proposé notre solution, construite avec toute une équipe d’ingénieurs, d’architectes, de gens du terrain, etc… mais nous étions en concurrence, donc nous ne savions pas si le projet allait se faire. Le jour où l’on a appris que notre projet avait été retenu c’était une sensation de joie très forte à la fois de savoir que le client était content qu’on lui apporte une solution concrète et à la fois de voir son projet se réaliser. Savoir qu’un bâtiment va être rénové selon le projet que vous avez décidé avec toute une équipe et qu’il va améliorer le quotidien de nombreux habitants est très motivant. On y repense dans les moments où il faut faire avancer un projet ou dans les phases où le travail est intense.

 

Quels conseils donneriez-vous aux filles qui veulent faire votre métier ?

« Oser faire ce qu’elles ont envie de faire, tout est possible ! Les seuls freins qu’on a sont ceux qu’on se met. »

Si elles ont envie de devenir ingénieure, qu’elles se lancent et qu’elles ne se remettent pas en cause surtout.

 

Quelle est la place des filles aujourd’hui dans votre secteur ?

Je constate une évolution même s’il y a encore beaucoup de réunions projets où je suis la seule fille autour de la table alors que nous sommes 10. Nous sommes plus nombreuses à rejoindre ces métiers-là.

« Le secteur de l’énergie a beaucoup plus évolué que d’autres par rapport aux métiers ouverts aux filles. »

Vous pouvez évoluer au sein du groupe ENGIE et changer de métier par cycle de 5 ans. Tous les ans, on nous demande si on veut faire une formation particulière pour nous améliorer dans notre métier au quotidien. En général, nous avons 3 ou 4 jours par an dédiés aux formations que nous choisissons avec notre manager. Après, si on veut se réorienter, il y a aussi des programmes en interne pour passer par exemple de technicien à responsable d’équipe ou de responsable d’équipe à commercial. Il peut donc y avoir des programmes plus lourds sur l’année, un peu comme une sorte d’alternance en interne. C’est l’avantage d’un grand groupe.

 

Tu as des questions pour Maïlis ? Contacte la sur JobIRL !

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