Lettre ouverte d’une étudiante à Sciences Po Paris

« Si je n’ai pas encore vraiment trouvé ma voie, j’ai pris conscience que j’étais au bon endroit » Après son bac ES, Emma a réussi à intégrer Sciences Po Paris, elle nous raconte son parcours.

 

Pourquoi Sciences Po ?

Sciences Po, ça fait longtemps déjà que j’en entends parler, surtout dans ma famille. Le fils d’un ami de mes parents est passé par cette voie. Dans mon esprit de jeune collégienne, l’idée s’installe puis s’impose progressivement. Je veux faire du journalisme et j’imagine que cette école peut m’ouvrir beaucoup de portes.

Mais alors, à l’époque, Sciences Po me parait encore très abstrait. Pourtant, tout le monde connaît, tout le monde en parle. C’est un concours difficile, une école sélective, élitiste et prestigieuse qui délivre un diplôme reconnu dans le monde entier.

« Mais concrètement, faire ses études à Sciences Po, ça veut dire quoi ? Curieuse et intéressée, j’ai commencé à faire des recherches de mon côté »

J’ai épluché leur site internet, observé les contenus, images et vidéos, scruté toutes les formations et, petit à petit, est née l’ambition de faire partie de cette grande école.

 

Un dossier en béton

Au lycée, le projet se concrétise. Aux réunions parents-professeurs, lorsqu’on parle orientation j’ai déjà Sciences Po en ligne de mire. Les professeurs m’encouragent et m’incitent à suivre des cours supplémentaires, à analyser l’actualité et à lire énormément pour préparer le concours.

Je savais qu’il était possible d’être admissible grâce à un excellent dossier. Alors, je m’efforce d’obtenir les meilleurs résultats et appréciations possibles.

En classe de première, je fais des stages pour étoffer mon parcours. L’un dans la rédaction du journal local, le Journal de Saône et Loire, l’autre à l’École Supérieure de Journalisme de Lille pour découvrir le monde des médias et le métier de journaliste. Sur les conseils de mon professeur d’Histoire-Géographie, je passe le Concours général des lycées. En bref, je mets toutes les chances de mon côté pour construire un dossier et un profil scolaire exemplaires.

 

Je n’y arriverai pas seule…

En parallèle, je fais appel à des aides extérieures.

« Lors de la journée Portes Ouvertes du Campus de Dijon, je découvre avec plus de précision le Collège Universitaire – les trois premières années à Sciences Po – (équivalent d’une licence). »

J’ai aussi l’occasion de discuter avec une étudiante qui me parle d’SOSSciencesPo un site internet qui aide les candidats à préparer le concours. Grâce à cette communauté, je bénéficie d’un grand nombre de contenus mais aussi et surtout d’un binôme. J’entre alors en contact avec une étudiante en première année qui, à distance et tout au long de mon année de terminale a toujours été présente pour m’aider, me rassurer et me soutenir.

« C’est essentiel d’avoir un contact avec une personne directement concernée par Sciences Po car c’est la mieux placée pour transmettre son expérience (une fois admise, j’ai moi-même réitéré le principe du binôme). »

 

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Le plus dur est fait

Et enfin, je continue intensément mes activités extra-scolaires, principalement la danse au Conservatoire qui s’avère être un atout de taille pour se démarquer parmi les milliers de candidats tous plus intelligents et brillants scolairement.

« Avec le recul, je suis persuadée que c’est mon profil artistique qui a su faire la différence lors de la phase d’admissibilité. J’ai axé ma lettre de motivation sur mon parcours de danseuse et mon goût pour le journalisme. »

Le dossier scolaire a fait le reste et je me suis retrouvée parmi les candidats dispensés d’épreuves écrites. Rares sont ceux qui échappent aux écrits, alors pour moi le plus dur est fait, je m’y vois déjà. Mais, pas de faux espoirs, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers car il reste encore l’ultime épreuve : celle de l’entretien oral.

Je n’ai pas hésité à solliciter l’aide de deux professeurs de mon lycée mais aussi celle de mon binôme pour passer des oraux blancs. Je lis la presse tous les jours et je suis très attentive à la campagne électorale qui bat son plein. Je me sens relativement à l’aise avec l’exercice mais la pression est à son comble, je n’ai pas droit à l’erreur. Cette dernière étape est décisive.

 

L’aventure commence maintenant

Trois mois et demi plus tard, je fais mes premiers pas sur les bancs de Sciences Po Paris. Entre la semaine d’intégration, la leçon inaugurale avec Édouard Philippe, les premiers amphis, professeurs, dissertations et conférences je ne sais plus où donner de la tête. Cette effervescence intellectuelle, associative et culturelle qui m’avait poussée jusqu’ici me stimule dès les premières semaines.

Les deux semestres se déroulent sans encombre. La charge de travail n’est pas aussi lourde que je l’avais imaginé, j’ai surtout appris à travailler et à penser différemment.

« Il faut être capable de se prendre en main, d’anticiper les devoirs, d’approfondir seul les cours et de travailler en plus grande autonomie. J’enchaîne les exposés, l’exercice de prédilection à Sciences Po. »

Mes journées sont rythmées entre les cours en petits groupes ou en amphi, la bibliothèque et mes engagements associatifs et sportifs. J’ai pu continuer la danse et je me suis découvert une nouvelle passion pour l’art oratoire.

« A l’issue de cette première année, j’ai compris ce que je n’aimais pas et ce que je ne voulais pas faire plus tard. »

Je ne travaillerai ni dans le droit ni dans la finance et je n’approfondirai pas la philosophie. En revanche, elle a fait naître de nouveaux engagements politiques et associatifs. Et, si cette première année ne m’a pas encore permis de trouver précisément ma voie, elle m’a au moins fait prendre conscience que j’étais vraiment au bon endroit.

 

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