Peintre en bâtiment : « On exerce ce métier parce qu’on l’aime et pas pour l’argent »

A 24 ans, Maud Gaudin a déjà une certaine expérience. Depuis six ans elle exerce dans cette fonction avec, aujourd’hui, une préférence pour la décoration.

En quoi consiste exactement votre métier ?

Quand le peintre arrive sur un chantier extérieur ou intérieur, qu’il s’agisse d’un bâtiment neuf ou d’une rénovation, son rôle consiste à préparer dans un premier temps tous les murs et plafonds afin d’obtenir des supports parfaitement lisses. Puis ensuite, d’appliquer peinture, papier peint ou autre revêtement mural et d’assurer toutes les finitions. Actuellement je me dirige plus spécialement vers la décoration sur des monuments historiques, des musées et églises où j’effectue des trompes l’œil avec des imitations de bois, de marbre et divers décors.

Quand on est une jeune femme, comment trouver sa place dans ce secteur réputé pour être plutôt masculin ?

C’est un domaine qui bouge, évolue et se féminise de plus en plus. Nous sommes cinq femmes pour trente hommes dans l’entreprise. Et personnellement je n’ai jamais rencontré de problèmes. J’ai toujours été bien accueillie.

Quelles sont les compétences humaines et techniques requises pour l’exercer ?

Il faut savoir s’adapter au fil des chantiers et des équipes qui changent tout le temps et avoir un bon contact avec les collègues et les clients. Techniquement c’est une fonction qui demande de la patience et du soin. Car les tâches sont souvent longues et certaines finitions requièrent de la précision dans les détails. C’est un métier physiquement contraignant où l’on peut porter des charges relativement lourdes, quand on monte et on démonte les échafaudages et où les postures ne sont pas forcément très confortables lorsque l’on travaille sur un plafond ou dans une cage haute et sans ascenseur. On bouge en permanence et cela peut parfois être fatigant.

Comment êtes-vous arrivée dans ce domaine ? Et quelle formation avez-vous suivi ?

J’ai toujours aimé dessiner, bricoler, pratiquer les arts plastiques et travailler les matières et les couleurs.

« A 14 ans je savais déjà que je souhaitais exercer un métier manuel. »

J’ai donc commencé par un BEP peintre, finition peinture en deux ans, puis poursuivi avec un bac pro Aménagement et Finition. Soit une formation de quatre ans. Ensuite j’ai travaillé et me suis perfectionnée chez les Compagnons du Devoir.

Dans cet univers en perpétuel développement quels sont, selon vous, les nouveaux postes de demain prometteurs qui vont permettre d’évoluer dans sa carrière ?

D’ouvrier on peut passer chef d’équipe, puis chef de chantier ou évoluer vers des postes en bureaux, comme conducteur de travaux ou métreur. Deux spécialités sont également très demandées, les décorateurs et les staffeurs (plâtriers), encore peu nombreux, qui interviennent sur les murs, les corniches et les ornements.

Est-ce une fonction qui vous amène à vous déplacer en France ou à l’étranger ?

Tout dépend de l’entreprise et des chantiers. Mais c’est un métier où l’on change de site en permanence. Pour l’instant, je n’ai pas fait de déplacement à l’étranger.

En début de carrière combien gagne-t-on en moyenne? Et le salaire est-il exponentiel ?

Les salaires se situent aux alentours du SMIC, soit environ 1500 € brut par mois. Ils sont bien sûr exponentiels, mais tout dépend de ses diplômes, de ses compétences et des entreprises qui recrutent. Je ne voudrais pas vendre du rêve. On exerce ce métier parce qu’on l’aime et pas pour l’argent. De plus, en fin de chantier c’est très satisfaisant de voir le résultat obtenu. Et cela n’a pas de prix !

Comment concilier au mieux vie professionnelle et vie privée?

Comme les horaires sont réguliers, 8 h/17h tous les jours, il est très facile de mener les deux de front.

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