Les nouveaux métiers du Cyber à l’heure de la surveillance de la toile

 » Je le signalais déjà dans une interview il y a 3 ans pour Atlantico à propos de l’affaire Merah : 

Les compétences doivent aller plus loin que la simple utilisation d’outils propres aux services de Gendarmerie et de Police et s’orienter vers de la veille stratégique utilisant des moyens de cartographie, de recoupement, de tri voire celles encore et surtout du Data Mining mises un peu à l’écart   ces dernières années en dehors d’experts de la bibliométrie sachant aujourd’hui traiter de grandes masses informationnelles.

 

Le Premier ministre a proposé de « créer des postes supplémentaires » dans la surveillance de la Toile. Les internautes qui font l’apologie du terrorisme en paieront les frais assez vite à en croire les exemples récents déjà communiqués dans mon précédent billet.

les nouveaux métiers en cyber

Le ministère de l’intérieur a voulu anticiper le reproche d’avoir manqué de sources du terrain, dont le travail aurait permis de justifier, auprès des organismes de contrôles, la poursuite des écoutes téléphoniques. Seulement, ile ne  convient pas de se limiter à ces seules traces mais de s’intéresser à celles laissées aussi sur la toile par ces internautes.

 » Mais le problème, c’est la masse de renseignements à traiter, on ne sait jamais lequel va passer à l’action, explique un magistrat antiterroriste. Les hommes des services de renseignement sont obligés de procéder par sondage. Il est impossible de surveiller tout le monde.  » Il ajoute que  » dans le dossier de l’évasion de Belkacem, Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly n’apparaissaient pas comme les plus dangereux en termes de récidive. » signale t-on dans un article du Monde daté du 12 janvier 2015.

Sur le web Manuel Valls ne veut pas « qu’il y ait des jeunes qui se reconnaissent dans ces terroristes » et on le comprend très bien. Mais le Web, je le répète, est indélébile et son histoire se continue sans cesse. Tout ceci sans que nous nous rendions compte que des cimetières de pages Web se constituent et que ces derniers  peuvent faire l’objet de fouille profonde de données, aujourd’hui plus utilisée, à mon avis, par les cyberdélinquants pour se renseigner que par les services spécialisés dans leurs investigations.
Tentez de disparaître d’un réseau social comme Facebook et vous verrez qu’il en restera bien quelque chose ! 

Comme ces déchets info-actifs dont parle Alex Türk, ex Président de la CNIL dans « La vie privée en péril – Des citoyens sous contrôle »  (Odile Jacob, 2011)

Pour les paranoïaques, ceux qui veulent tirer un trait sur 2014, ou tout simplement rester discrets… voici comment tout effacer

Dans un article de la Revue pour la Science, en 2011,  en évoquant ce Web invisible je le considère déjà comme l’antre du cybercrime et je ne crois pas m’être trompé  aujourd’hui.

Il n’est en fait pas si invisible que cela, le tout est de connaître les moyens assez faciles d’y accéder à ce jour. (Matière que j’enseigne à des étudiants loin de travailler dans l’investigation mais en cours on y fait la même chose avec quelques outils gratuits dans lesquels on recoupe par tâtonnement les données pour les sélectionner, les trier et enfin les analyser finement pour une prise de décision bien souvent …  » 

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