Les métiers de l’industrie agroalimentaire : plus de 90 000 personnes recrutées et 3 000 emplois créés en 2018

Nous nourrir est sa fonction première. Entre le produit brut et celui que l’on retrouve dans nos assiettes, elle transforme, produit et surveille pour garantir une qualité au top. Explications de Caroline Cohen, directrice des affaires sociales à l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).

Quels sont actuellement les grands métiers et les principaux secteurs de l’agroalimentaire ?

De la production à la transformation, en passant par la logistique, le marketing, la vente, la recherche & développement, le contrôle qualité ou encore les fonctions administratives, les métiers sont nombreux et divers (www.alimetiers.fr). Ils sont en perpétuelle évolution au regard des transitions numériques et écologiques et des exigences des consommateurs (volonté d’une diversification des produits, de leur personnalisation, des nouveaux modes de consommation…) et des évolutions règlementaires.

Nos entreprises innovent. Des milliers d’innovations produits émergent chaque année. Voilà pourquoi l’ANIA organise les 7, 8 et 9 novembre 2019 à travers toute la France un événement national et ouvert au grand public « Découvrez ce que vous mangez ! ». Durant trois jours, une centaine d’entreprises de l’alimentation ouvrent leurs portes afin de voir comment sont fabriqués leurs produits, découvrir les personnes qui y travaillent et les métiers du secteur agroalimentaire. Pour y participer, c’est simple il suffit de s’inscrire sur le site www.decouvrezcequevousmangez.fr

Comment les enjeux environnementaux vont-ils impacter ce secteur ?

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, économiques et environnementales dans leurs activités. Via leurs actions en faveur de la préservation de la planète, elles se sont engagées dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et mettent en place des mesures visant à réduire l’impact environnemental de la production de nos entreprises : réduire l’empreinte carbone avec l’approvisionnement de matières premières agricoles locales et en donnant la priorité aux ventes locales.

Cette mesure va automatiquement faire évoluer les besoins en compétences dans nos entreprises : métiers de la logistique, du conditionnement, de l’achat/ commercialisation…    

Est-ce un secteur qui recrute et quelles fonctions sont particulièrement demandées ?

En 2018, le secteur a recruté plus de 90 000 personnes en CDI et CDD, y compris en alternance, et créé 3 000 emplois nets.

Nos entreprises recrutent dans des domaines très variés : production, commercialisation, maintenance, R&D, marketing, RH, qualité/ environnement…

A noter néanmoins, plus de 60% de nos salariés exercent un métier de production (d’opérateur de production à directeur d’usine en passant par chef d’équipe).

Avec la transformation numérique, nous constatons une véritable hybridation des métiers, une grande recherche de polyvalence, une agilité, une autonomie dans le travail. Les compétences numériques sont de plus en plus recherchées dans les entreprises : compétences numériques liées à la maintenance dans le cas de « maintenance prédictive » comme par exemple l’évolution du métier de technicien de maintenance à technicien de e-maintenance.

De nouveaux métiers émergent également tels que le data scientist pour traiter et retraiter toute la donnée (objectifs traçabilité, analyse stocks, analyse besoins clients, amélioration continue de la production…).     

Pour plus de précisions sur tous ces nouveaux métiers : www.observatoires-alimentaire.fr.

Quelles sont les différentes formations pour y accéder ?

Des formations du CAP au diplôme d’ingénieur sont proposées et permettent d’accéder à nos métiers. Il peut s’agir de formations généralistes ou de formations spécifiques à un secteur en particulier, comme aux métiers du lait par exemple.

Nos entreprises développement de plus en plus l’alternance avec des formations proposées, sur le plan national, par nos instituts de formation régionaux des industries alimentaires (IFRIA) et notre réseau de centres de formation d’apprentis partenaires (CFA).

Est-ce un secteur qui se féminise ?

Dans les industries alimentaires plus de 40% des salariés sont des femmes. Dans certaines entreprises, notamment celle des plats préparés, la proportion est plus importante.  

De plus, avec l’essor de nouvelles technologies, les effectifs se féminisent. Le recours à des « cobots » allégeant le poids des charges lourdes, permet en effet à des femmes d’exercer des métiers qui auparavant été réservés aux hommes.  

Échange avec des pros du secteur sur JobIRL

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